ÉconomieFinancé

Ecobank : la Haute Cour de justice de Londres suspend les décisions prises en faveur de Tanoh à Lomé et Abidjan

Le contentieux qui oppose Ecobank (ETI) à Thierry Tanoh, son ancien directeur général, licencié en 2014 après une longue crise de gouvernance, a enregistré un nouveau rebondissement.

Après avoir été condamné par le tribunal de commerce d’Abidjan et par le tribunal du travail de Lomé, le groupe bancaire panafricain a
contrattaqué à Londres devant le tribunal de commerce de la Haute Cour de Justice, en vertu d’une clause figurant dans le contrat de travail p signé l’ex-dirigeant d’Ecobank.

Selon nos informations, le 17 avril, le groupe panafricain a obtenu du juge Peregrine Simon, du Tribunal de commerce de Queen’s Bench, dépendant de la haute Cour de Justice de Londres, une ordonnance intimant à Thierry Tanoh de ne pas prendre de
mesures pour reconnaître ou exécuter les versements de dommages et intérêts de 7,5 et 5,7 milliards de FCFA (soit 20
millions d’euros en tout), respectivement décidés à Abidjan et
Lomé.

Dans le camp des conseils de Thierry Tanoh, l’heure n’est néanmoins pas à la panique. L’avocat de l’ex-directeur général d’ETI, Soualiho lassomann Diomande, du cabinet Lexways rappelle que les décisions prises à Lomé et Abidjan ne peuvent être
remises en cause à Londres, les plaintes déposées ne s’appuyant
pas sur le contrat de travail signé par l’ex-dirigeant.

En Côte d’Ivoire, ce dernier a déposé plainte pour diffamation suite
à une lettre adressée le 1er mars 2014 par Daniel Matjila, administrateur d’ETI et PDG du sud-africain Public Investment Corporation (PIC) aux autres membres du conseil d’administration du groupe. Le courrier présentait alors M. Tanoh comme un
“menteur”, « immature », « manquant d’éthique » et « inapte à exercer
la profession bancaire ».

A Lomé, celui qui est désormais secrétaire général adjoint de la
présidence ivoirienne a attaqué son ancien employeur pour
licenciement abusif sur la base d’un certificat de travail rédigé
localement et ne comportant pas de clause d’arbitrage.

Conformément aux possibilités offertes par l’ordonnance, Thierry
Tanoh devrait d’ici quelques jours désigner un représentant local
pour attaquer la décision du juge londonien.

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